Île de Beauté, Liliane Julé, toile, Joëlle Zaccariotto
Aujourd'hui, histoire de nous rafraîchir quelque peu, partons, à travers la magnifique toile de Joëlle Zaccariotto Maggiolo, en Corse, cette île de beauté que Liliane Julé dite Lyly nous décrit avec moult détails et un immense talent, dans un français maîtrisé pour le meilleur et pour le dire mais qui n'est pourtant pas sa langue maternelle.
Fran Nuda
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En me promenant au milieu des sentiers parfumés aux odeurs de myrtes, d'arbousiers, à l'ombre protectrice des châtaigneraies, accompagnée par le chant des cigales j'aperçois, perchés dans les montagnes où la lumière de bon matin caresse leurs flancs aux sommets pointus, ces villages qui semblent sortir d'un brouillard cotonneux où dévalent les moutons noirs au son de leurs clochettes suivi de la marche trébuchante des bergers encore endormis... Le soleil de midi éblouit les falaises aux roches couleur ocre, déchirées par les vagues, aux criques sculptées par le temps ; à leurs pieds s'entrechoquent les galets noirs, les pensées de la lune que la mer a semées, s’élèvent vers le voile d'azur et se reflètent dans les cascades d'eau claire à la fraîcheur des profondeurs. Succédant aux montagnes, surgissent les plages de sable qui s’allongent sur le rivage. La mer épouse la montagne aux couleurs de rubis et de bleu ! Sorti de l’ombre, le maquis, à la nature obstinée, hostile, où le mystère règne, galope sur la grève entourée de cette mer d'émeraude où les herbes, les fleurs sauvages dansent aux bourrasques du mistral, les senteurs de la garrigue, mélangées aux embruns de l'océan embaument à l'ivresse... Assis sur un banc, quelques anciens Corses, dont, sur leurs visages, on lit les épreuves rudes du passé, bavardent à l'ombre des oliviers ; chez eux, la parole commence par le chant... Ces ruelles étroites, en tous sens et aux escaliers escarpés, longées par ses murs aux traces indélébiles, lézardées par le temps où musardent les lézards qui se dorent au soleil et qui se tiennent cachés parmi les lauriers roses, sont les confidentes de la vie passée ! Oh, Corse, joyau sauvage, beauté fière aux couleurs sanguinaires, beauté mystique ! Tu étends tes bras sous le ciel bleu et tes soleils couchants où la mer gazouille sur les cailloux qui exalte sans fin la lyre de nos cœurs !
Liliane Julé, Lyly

C’est un véritable régal cette toile, et ce texte qui l’accompagne .
RépondreSupprimerMerci Fran de partager la beauté
spasiba Sylvie d avoir apprecier mon texte tres gentil de ta part
Supprimerspasiba patsy toujours trés touché de ton regard et de tes commentaires
SupprimerMagnifigue texte de Lyly pour accompagner cette superbe toile .Bravo les deux artistes et merci Fran pour ton blog.
RépondreSupprimerMais quel plaisir, quelle émotion en lisant la prose de Lyly ! Ces mots nous emmènent sur les chemins de berger, sur le sable que lèche la mer turquoise, les parfums s'invitent tout naturellement. Et cette toile de Joëlle est une pure merveille, le climat, le soleil tout est palpable. Une toile vivante, vibrante d'émotion ! Merci aux deux artistes et à toi Fran, pour la beauté de tes partages
RépondreSupprimersapsiba ma nicole ravie que tu es partagé cet ile de Corse un de mes coups de coeur que j affectionne beaucoup!!!
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