Veleta, Girouette, poème de Lorca, photo de Soiz Paris
El viento y la veleta... le vent et la girouette et puis, Lorca... je ne pouvais faire abstraction de ce grand poète espagnol sur ce blog étant hispanisante et considérant cette langue comme celle que je me suis donnée pour me mettre au monde... Il se trouve que mon amie Soiz a joint ce poème à sa photo sur FB et m'a autorisée à la publier ici... Toutefois il me fallait trouver ce poème dans sa langue d'origine et c'est chose faite... toi qui passes par là, gira, tu tambien, al viento del Sur con Lorca... Buen vuelo !
Fran Nuda
Fran Nuda
Veleta
Viento del Sur,
moreno, ardiente,
llegas sobre mi carne,
trayéndome semilla
de brillantes
miradas, empapado
de azahares.
moreno, ardiente,
llegas sobre mi carne,
trayéndome semilla
de brillantes
miradas, empapado
de azahares.
Pones roja la luna
y sollozantes
los álamos cautivos, pero vienes
¡demasiado tarde !
¡ Ya he enrollado la noche de mi cuento
en el estante !
y sollozantes
los álamos cautivos, pero vienes
¡demasiado tarde !
¡ Ya he enrollado la noche de mi cuento
en el estante !
Sin ningún viento,
¡hazme caso !,
gira, corazón;
gira, corazón.
¡hazme caso !,
gira, corazón;
gira, corazón.
Aire del Norte,
¡oso blanco del viento !
Llegas sobre mi carne
tembloroso de auroras
boreales,
con tu capa de espectros
capitanes,
y riyéndote a gritos
del Dante.
¡ Oh pulidor de estrellas !
Pero vienes
demasiado tarde.
Mi almario está musgoso
y he perdido la llave.
¡oso blanco del viento !
Llegas sobre mi carne
tembloroso de auroras
boreales,
con tu capa de espectros
capitanes,
y riyéndote a gritos
del Dante.
¡ Oh pulidor de estrellas !
Pero vienes
demasiado tarde.
Mi almario está musgoso
y he perdido la llave.
Sin ningún viento,
¡ hazme caso !,
gira, corazón;
gira, corazón.
¡ hazme caso !,
gira, corazón;
gira, corazón.
Brisas, gnomos y vientos
de ninguna parte.
Mosquitos de la rosa
de pétalos pirámides.
Alisios destetados
entre los rudos árboles,
flautas en la tormenta,
¡ dejadme !
Tiene recias cadenas
mi recuerdo,
y está cautiva el ave
que dibuja con trinos
la tarde.
de ninguna parte.
Mosquitos de la rosa
de pétalos pirámides.
Alisios destetados
entre los rudos árboles,
flautas en la tormenta,
¡ dejadme !
Tiene recias cadenas
mi recuerdo,
y está cautiva el ave
que dibuja con trinos
la tarde.
Las cosas que se van no vuelven nunca,
todo el mundo lo sabe,
y entre el claro gentío de los vientos
es inútil quejarse.
¿ Verdad, chopo, maestro de la brisa ?
¡Es inútil quejarse!
todo el mundo lo sabe,
y entre el claro gentío de los vientos
es inútil quejarse.
¿ Verdad, chopo, maestro de la brisa ?
¡Es inútil quejarse!
Sin ningún viento.
¡ hazme caso !
gira, corazón;
gira, corazón.
¡ hazme caso !
gira, corazón;
gira, corazón.
Juillet 1920
Girouette
Federico
Garcia Lorca
Vent
du Sud,
brun,
ardent,
ton
souffle sur ma chair
apporte
un semis de regards
brillants
et le parfum
des
orangers.
Tu
fais rougir la lune
et
sangloter
les
peupliers captifs, mais tu arrives
trop
tard !
J'ai
déjà enroulé la nuit de mon histoire
sur
l'étagère!
Même
sans vent,
crois-moi !
Tourne,
mon cœur,
tourne,
mon cœur.
Vent
du nord,
ours
blanc du vent !
Tu
souffles sur ma chair,
tout
frissonnant d'aurores
boréales,
avec
ta traîne de spectres
capitaines,
et
riant de Dante
aux
éclats.
Ô,
polisseur d'étoiles !
Mais
tu arrives trop tard.
L'armoire
est vermoulue
et
j'ai perdu la clé.
Même
sans vent,
crois-moi !
Tourne,
mon cœur,
tourne,
mon cœur.
Brises,
gnomes et vents
venus
de nulle part.
Moustiques
de la rose
pétales
en pyramides.
Vents
alizés sevrés
parmi
les rudes arbres,
flûtes
dans la bourrasque,
laissez-moi !
De
lourdes chaînes ancrent
mes
souvenirs,
et
captif est l’oiseau
qui
dessine le soir
de
ses trilles.
Les
choses qui s'en vont jamais ne reviennent,
tout
le monde le sait,
et
dans la foule des vents
il
est vain de se plaindre.
N'est-ce
pas, peuplier, maître de la brise ?
Il
est vain de se plaindre !
Même
sans vent,
crois-moi !
Tourne,
mon cœur,
tourne,
mon cœur.


Un peu de poésie avant de rejoindre le pays de morphee. Merci pour ce joli moment
RépondreSupprimerUne très belle poésie.Merci pour ce partage.
RépondreSupprimerLes choses qui s'en vont jamais ne reviennent... magnifique poème. Suis ravi que tu as trouvé une place sur ton blog pour ce poête. Lorca une des nombreuses victimes de la guerre d'Espagne, des phalanges, mais pas des moindres. Merci Fran de l'aider à vivre.
RépondreSupprimerOh ! ...Belle surprise du matin ! Merci chère Fran pour le partage, sur FB et sur ton Blog, de cette Poésie qui nous touche tant ! ...Merci pour la girouette des bords de Loire, fière d'être parmi vous !❤️🌿 ...Nos cœurs en girouette !... (((*_*))) Belle journée, Fran, Belle journée à chacun-chacune ! Bisous ~ Je vais ressortir ce livre et relire F.G. Lorca ~
RépondreSupprimerNos amis ont tout dit , où est ce la beauté de cette poésie qui me laisse sans mots ? Ceux de Lorca tournent et tournent dans ma tête ... merci Fràn 😘
RépondreSupprimerNon Fràn , j’oublie trop les mots et j’ai plus de mal à les manier qu’ûn pinceau mais ça ne m’empêche pas de les aimer 😌😘
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