Saint-Sébastien, Fran Nuda, vidéo, Victor Hugo, poème
Une journée entre amis, rien que pour le plaisir... avec un petit côté souvenirs, souvenirs, car nous sommes là où je suis allée pour la première fois en terre hispanique, à 14 ans avec pour tout bagage linguistique, une année d'espagnol au collège, en quatrième, et un petit dico de poche minuscule qui ne me sert pas vraiment. L'émotion est donc double, celle d'y aller avec mes amis basques, Nicole et Thierry, celle de voir ce dont je me rappelle et ce qui va me faire éventuellement encore vibrer. Cette fois, je parle beaucoup mieux, encore mieux qu'après mon départ au bout de 8 semaines où tout de même, j'arrivais enfin à me faire comprendre pour le quotidien et j'en étais d'autant plus fière que le chemin avait été rude dans la mesure où, en plus, c'était ma première expérience en dehors de la France, totalement immergée dans une famille. Et si cette langue est celle que j'ai choisie pour me mettre au monde adulte, celle que j'ai longuement étudiée jusqu'à la maîtrise de Lettres Espagnoles sans doute ce séjour y est-il pour quelque chose... Donostia et la joie de vivre, lors de cette journée...
Fran Nuda
VICTOR HUGO SUR LA LANGUE BASQUE
J'ajoute qu'ici un lien secret et profond et que rien n'a pu rompre unit, même en dépit des Pyrénées, ces frontières naturelles, tous les membres de la mystérieuse famille basque. Le vieux mot Navarre n'est pas un mot. On naît basque, on parle basque, on vit basque et l'on meurt basque. La langue basque est une patrie, j'ai presque dit une religion. Dites un mot basque à un montagnard dans la montagne; avant ce mot, vous étiez à peine un homme pour lui; ce mot prononcé, vous voilà son frère. La langue espagnole est ici une étrangère comme la langue française.
Fran Nuda
Et l'antique tilleul, sur cette antique église,
comme pour l'embrasser, au souffle de la brise,
penchait ses longs rameaux dorés par le ciel bleu,
et j'avais le coeur plein de toutes les ivresses,
car j'assistais, pensif, aux augustes caresses
que la nature fait à Dieu.
Victor HUGO, St. Sébastien, 30 juillet 1843
VICTOR HUGO SUR LA LANGUE BASQUE
J'ajoute qu'ici un lien secret et profond et que rien n'a pu rompre unit, même en dépit des Pyrénées, ces frontières naturelles, tous les membres de la mystérieuse famille basque. Le vieux mot Navarre n'est pas un mot. On naît basque, on parle basque, on vit basque et l'on meurt basque. La langue basque est une patrie, j'ai presque dit une religion. Dites un mot basque à un montagnard dans la montagne; avant ce mot, vous étiez à peine un homme pour lui; ce mot prononcé, vous voilà son frère. La langue espagnole est ici une étrangère comme la langue française.
Alpes et Pyrénées, 1843
Un bien sympathique trio, de bien belles photos, une musique bien entraînante, un texte empreint d’émotion(s).... bref, une réussite chère Fran! 😊😘
RépondreSupprimerSacré montage, quel travail. On y sent la chaleur d'une belle journée d'été mais aussi et surtout la chaleur d'une belle amitié et d'un merveilleux moment passé ensemble. Quel bonheur de revivre tout ça, ça me donne l'occasion de ne rien faire à nouveau, je te retiens coquine ��
RépondreSupprimerDe belles photos,une belle amitié,un beau texte et la musique choisie pour visiter avec vous trois ce superbe endroit.Merci Fran.
RépondreSupprimerTres beau texte d'introduction. Il me permet, enfin pour moi, de te connaitre un peu plus grâce au lever discret d'une partie du voile de ta vie. Merci Fran. La video est égale a ce que tu sais faire. C'est à dire concise, juste et parfaite, qui ne nous fait pas sentir le travail fourni. Les quelques vers de Totor ... Merci Fran.
RépondreSupprimerQuels supers souvenirs! Un montage où l on partage votre complicité et votre joie partagée. On a l impression que tu ne veux pas que ça s arrête :)
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