Le doux désir du Deux : La crise, La trahison, F. Nuda, Hopper, Nighthawks
Le doux désir du Deux... La crise, La trahison... des jours meilleurs viendront, évidemment mais là, nous sommes encore dans le côté sombre du lien. Qui n'a pas connu de crise, ni de trahison a-t-il connu vraiment l'amour ? C'est osé de poser cette question, mais il est clair que la plus grande preuve d'amour se manifeste de façon plus assurée dans le pire, car sinon c'est assez simple d'aimer ce qui sied à tous points de vue, moins évident , sinon ? A chaque Deux, sa vérité... J'ai choisi ce tableau de HOPPER pour la raison suivante, extraite du commentaire adjacent à ce tableau :" Si la chaleur semble ainsi
émaner de l'intérieur du bar, une tension contradictoire
provient du mystère des personnages qui s'y tiennent ; leurs
expressions et postures figées peuvent laisser présager
le déroulement d'un drame. " Un drame comme une crise ou la trahison, voire les deux.
Fran Nuda
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Edward Hopper, 1942 Huile sur toile, 84,1 x 152,4 cm. Chicago, The Art Insitute of Chicago |
La
crise
En
latence, dans la violence du dire, elle éclate, écarlate. Ça prend au
mot comme ça prend à la gorge, la crise. Gorgée de mots, elle éructe la
haine, proportionnelle à l'amour disparu, ; ça tuerait tout un banc de
requins, tant ce que la crise déverse et révèle, est polluant, malsain et
destructeur ! Une fois l'orage passé, la crise se grise de mots choisis,
de formules à virgules pour mieux avaler la pilule, celle du lendemain.
Non
sans un mot, la crise fait sa valise !
Déballer
un à un les griefs, tel un greffier consciencieux listerait le contentieux
auquel il doit procéder, pour s'assurer avec succès de la mission délicate et
ingrate de son faire valoir obligatoire. Elle est la nécessité qui justifie
l'entrée en Bourse d'un nouvel amour qui prendra de court et dont, de nouveau,
on paiera le tribut. Rien ne doit échapper à sa vigilance dépourvue de tout
émoi.
Repérer
le moindre objet dérisoire est un devoir !
Ça
authentifie, ça identifie, ça défie, ça ennuie, mais ça construit, la crise.
C'est pourquoi on se laisse, de nouveau, prendre par les sentiments ;
comment autrement expliquer la déroute qui déboule, quand, bien au chaud dans
ses bras, l'on reçoit un coup de boule ?
Inattendu, brut de pomme, de l'amour, on fait, de nouveau, les frais.
Tant pis si l'on reste amoindri dans ce cri et ce tri, mais on est enfin
libre !
La
crise d'une identité remarquable !
De
crise en crise, d'entreprise en entreprise, on apprend à gérer, de mieux en
mieux, les coups du sort désastreux, en ouvrant désormais les yeux. Moins
adepte à ce jeu quelque peu pervers de la roulette amoureuse, on s'accorde un
répit face au dépit. On accepte la faillite dont on a payé le prix, mais on
redresse la barre pour un nouveau départ vers ce thème éternel du Deux, même
quand on devient vieux.
La
trahison
Celle
qui n’épelle jamais son nom tant il complique le retour à la raison. Comment se redresser ?
Comment éviter de déborder, encore,
d'amour ? Ce lien imparfait plaisait à qui le maintenait malgré...
Bien que le sachant menteur, cet objet d'amour vers lequel on accourt,
toujours... quand, avant, rieur, le
clown d'apparat tape sur qui devient son appât. Le rire amer décèle la
turpitude de son attitude.
La
bordée du canon dans une cascade de rires !
Comment
imaginer dans ce débordement de gentillesses diverses que se cache une montagne
de trahison, qui éclatera comme un bouchon de champagne ? Réveil brutal, immédiat,
sans débat et qui abat qui le subit. Rien n'eût pu attiser quelque soupçon de
cette trahison déguisée en confiance absolue et maintenant si déçue. Rien ni
personne ne peut se douter de ce qui
jaillit dans la folie et l'hérésie.
Tous
les coups sont permis pour qui trahit !
Cesser
de crier d'amour, tant dans le corps que dans l'âme, dans un lent retrait de
l'un quand l'autre s'absout de tout doute, laissant le discernement en
déroute ; devant le regard perplexe de l'un face aux regrets simulés de l'autre.
Comment réparer la blessure ? La raison déserte le trahi au fur et à
mesure que le traître tisse, un à un, les doutes que sa bouche fait naître.
Imbroglio
de la trahison, la pire des malfaçons !
S'impose
la nécessité de fuir l'ordinaire d'une trahison quand la fidélité a mis les
voiles, quand le désir incendiaire a meurtri l'âme du trahi, quand l'un a fait
feu de tout bois des sentiments de l'autre. Replier, une à une, les ailes de
l'amour, se blottir dans l'antre de ce noyau solide en soi, réparer les
blessures pour retrouver, peu à peu, l'estime bafouée et nécessaire dans un
Deux évolué.

Encore la première ! Le confinement me transforme ma parole. Celui ou celle qui n'a pas connu est verni ! On peut épiloguer longtemps sur le sujet. Tout casser ou reconstruire ? Le second est possible, on en connaît tous, mais le chemin est long, et plusieurs étapes nécessaires !
RépondreSupprimerNon point la seule ;-) Mais moi j'aime lire et en ce moment je ne prive pas ! Sujet épi,eux mais bien traité ! Tip top Fran Bisous
RépondreSupprimerQuand c’est fini., c’est fini
RépondreSupprimerOu alors tout effacer et recommencer ? Je n’y crois pas . Satanée de mémoire est toujours là pour nous rappeler le passé .
Merci Fràn 😘
La crise.... elle est propre à chaque histoire., aux 2 individus qui l ont créée ensemble, et qui n ont pas su l éviter. Chaque individu grandit avec son histoire et ses croyances, et elles peuvent être dévastatrices.
RépondreSupprimerSuis vraiment dans le sujet ????